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Les 12 erreurs que les parents peuvent éviter

  • Photo du rédacteur: LysJoy
    LysJoy
  • 3 janv. 2020
  • 16 min de lecture

Dernière mise à jour : 24 mai 2020

Tout le monde le sait, on ne naît pas parent mais on le devient. Il n'existe aucun manuel expliquant avec exactitude comment élever un enfant car chaque enfant est différent. Et qu'on l'admettre ou non, tous les parents commettent des erreurs parce que nul n'est parfait en ce bas monde. Et pourtant, j'ai grandi dans une famille où on m'a toujours répété qu'après Dieu, venaient les parents. En d'autres termes, ils avaient toujours raison et connaissaient mieux que quiconque ce qui nous convenait ou pas. Mais la donne changea quand moi-même je suis devenue maman...

Une des choses que l'on me répétait constamment, était que le divorce était dévastateur dans la vie d'un enfant et qu'à coup sûr, j'échouerais dans l'éducation de mes enfants parce que seule, sans mari dans ma vie, je n'y arriverais pas. Je trouvais cela injuste. Injuste parce que me retrouver seule avec trois enfants à l'âge de 29 ans, n'étais pas un choix. Leur père était parti, nous laissant avec toute une série de problèmes que je devais gérer seule. En quoi était-ce ma faute ou celle des enfants ? Avions-nous mérité cela ? Et pourquoi mes loulous tourneraient mal ? On se marie pour la vie certes, mais je n'aurais jamais imaginé ma vie prendre une tournure aussi tragique. J'étais rongée par la culpabilité, par les remords et je voyais bien que certaines personnes étaient persuadées que j'échouerai dans l'éducation de mes enfants car pour beaucoup, l'équilibre dans la vie d'un enfant est lorsqu'il grandit avec ses deux parents. C'était dur d'entendre ça et j'ai commencé à avoir peur. Ma hantise a toujours été d'être la mère que méritent mes enfants. J'ai donc commencé à me pencher sur le sujet jusqu'à ce que je tombe sur le plan de lecture de YouVersion, " 12 Huge Mistakes Parents Can Avoid ", basé sur le livre de Tim Elmore. Qui veut dire en français : " Les 12 grandes erreurs que les parents peuvent éviter ". Une vrai révélation qui m'a énormément aider dans ma manière d’élever mes enfants. Ce sera mon premier post pour cette nouvel année. Un sujet que je souhaite partager avec vous aujourd'hui et qui je pense vous édifiera également.


Erreur n°1 : Nous ne laissons pas nos enfants échouer


Il est clair qu'aucun parent n'aimerait voir son enfant échouer, que ce soit dans le domaine du sport, des études ou même relationnel. Mais si nous ne lui enseignons pas qu'il y a une possibilité qu'il rencontre des échecs dans son parcours de vie, il ne comprendra pas le monde dans lequel il évoluera dans sa vie d'adulte. Car en effet, l'échec fait partie de la vie et ne pas y préparer nos enfants réduit leur motivation à réussir dans toutes leurs entreprises parce qu'en fin de compte, ils perdraient l'ambition d’exceller en toute chose. La souffrance et la peine font partie intégrante de la vie et que nous le voulions ou pas, ce sera un passage obligé pour nos enfants mais en tant que parent, notre rôle est de leur montrer comment naviguer au travers de la souffrance car la maturité s'acquière au travers de l'échec.

Il y a plusieurs années, mon fils a dû reprendre une année scolaire. Ce n'était pas une décision facile à prendre parce que redoubler voulait dire échec et en tant que mère, je le vivais extrêmement mal, peut être plus que lui alors que c'était nécessaire car il avait besoin de mûrir un peu. J'ai du apprendre à discuter et parler avec mon fils. Exercice difficile car je viens d'une famille où certaines choses ne se disent pas. Mais s'il y a bien quelque chose que mon fils a retenu de nos échanges, qui l'a aidé et rassuré, était d'apprendre que moi aussi j'ai eu des échecs scolaires dans ma vie mais que cela n'avait en rien arrêté mon cursus scolaire. Bien au contraire. Encourageons nos enfants à essayer des choses qui ne sont pas si simples et prenons le temps de parler des échecs qu'ils rencontrent ou pourraient rencontrer que ce soit à l'école, à la plaine de jeux ou avec les autres pour en faire des enfants résilients.


" Nous sommes fiers parce que nous souffrons. Nous le savons : la souffrance rend patient, et quand quelqu’un est patient, il reste fidèle malgré les difficultés. Celui qui est fidèle garde l’espérance, et cette espérance ne trompe pas" Romains 5:3-5

Erreur n°2: Nous projetons nos vies dans celle de nos enfants


Il existe un adage en lingala qui dit : "To botaka bana kasi to botaka mitema na bango te". Ce qui veut dire que nous mettons au monde nos enfants mais pas leur cœur. Je suis de ceux qui croient que nos enfants ne nous appartiennent pas. Ils appartiennent à Dieu. De ce fait, ils ont un appel qui est complètement différent du nôtre. Beaucoup de parents vivent une vie par procuration au travers de leurs enfants, leur imposant une vie qu'ils auraient rêvée pour eux et non celle que leurs filles ou fils auraient voulue vivre. Dans la communauté africaine par exemple, beaucoup de parents imposent des métiers pour l'image parce que cela fait bien d'avoir un enfant médecin ou encore avocat. D'autres souhaiteraient par dessus tout que leur enfant reprenne l'activité familiale. Les enfants se retrouvent donc à entreprendre des études loin de ce qu'ils envisageaient ou même à suivre une carrière qui ne leur convient pas dans le seul but de plaire aux parents. Notre rôle en tant que parent, est d'accompagner nos enfants à trouver leur identité en Christ et les aider à trouver leur voie. En imposant un choix de vie à son enfant, le poussant à devenir ce qu'il n'est pas et à prendre un chemin qu'il n'a pas choisi, le parent devient automatiquement l'objet de séparation entre Dieu et son propre enfant car il l'empêche d'être lui-même, il l'empêche d'être vrai. Pour éviter de nous projeter dans leur vie, nous devons trouver notre propre identité en dehors de nos enfants. Il est vrai qu'ils font partie de notre vie mais se forger une vie à nous, leur permettra à s'autoriser à vivre la leur pour qu'ils demeurent dans le plan parfait de Notre Seigneur pour eux.


" Qui peut nous séparer de l’amour du Christ ? " Romains 8:35

Erreur n°3 : Nous privilégions le bonheur


Nous vivons dans une société où le bonheur nous est vendu comme l'objectif ultime dans une vie. Et en tant que parent, nous souhaitons que nos enfants soient heureux. Mais quel est le bonheur en définitif ? Il nous arrive de tenir des propos qui poussent nos enfants à croire que le but premier dans leur vie est d'être heureux. Et nous ne sommes pas les seuls parce qu'ils l'entendent aussi bien à l'école, auprès des amis, dans les médias ou les réseaux sociaux voire même les contes. C'est quelque chose que j'ai plus ressenti en Occident qu'au Congo par exemple parce que c'est dans la culture, on veut absolument trouver le bonheur. Il y a des parents qui ne donne aucune orientation quant aux choix de leurs enfants parce qu'ils veulent que leurs enfants trouvent le " bonheur ". Pourtant, un enfant a besoin d'être guider, sinon cela aura des conséquences à son âge adulte. Tim Elmore explique cependant que lorsque le bonheur devient le seul objectif, il devient illusoire et décevant avec le temps. Mais qu'en tant que parent, nous devons enseigner à nos enfants que le bonheur n'est pas un bon objectif mais un magnifique sous-produit (ou produit dérivé) du service. C'est-à-dire chercher avant tout à identifier quels sont nos talents, pour ensuite les mettre au service des autres et se laisser trouver par le bonheur. Nous devons donc passer du temps avec nos enfants afin de les aider à découvrir les dons merveilleux que Dieu a placés en eux et les encourager à les utiliser au profit de quelqu'un dans le besoin, y trouver une gratification à faire le bien autour de lui pour ensuite en être heureux.


" Mettez-vous au service des autres, selon le don que chacun a reçu. Soyez comme de bons serviteurs qui prennent soin des dons variés de Dieu. ", 1 Pierre 4:10

Erreur n°4 : Nous sommes incohérents


J'ai reçu un jour une vidéo mettant en scène un père qui réprimandait son fils parce qu'il avait ramené un mauvais bulletin. Il se vantait d'avoir toujours été premier de la classe et reprochait son fils de ne pas suivre son exemple. Jusqu'à ce qu'il se rendit compte que le bulletin en question était le sien car son fils l'avait trouvé enfoui dans de vieux documents. Je vous laisse imaginer la tête du papa. C'était assez drôle mais imaginons une seconde ce que ce fils penserait de son père après ça. Un enfant dans cette situation, ne verra plus son père ou sa mère de la même manière parce qu'il y a un manque de crédibilité et une contradiction entre ce que dit le parent et ce qu'il fait. Ces incohérences créent de l'insécurité dans la vie de nos enfants parce qu'ils seront complètement perdus et ne sauront pas ce qu'ils doivent faire. S'il y a bien une chose dont un enfant a besoin en plus de l'amour, c'est d'un environnement où la cohérence règne, d'une maison où les normes établies par les parents ont un sens et sont cohérentes. Il se sentira en sécurité parce qu'il saura quelles sont les limites à ne pas dépasser, il saura où il se situe et il aura un espace à lui. Sinon, vous aurez un enfant anxieux et inquiet, qui ira chercher l'amour où il ne devrait pas et qui remettra souvent en question ce que vous lui direz. Pour corriger cela, nous devons établir des règles à la maison que nous voulons que nos enfants appliquent mais nous devons les mettre en pratique en premier et les respecter pour être des exemples dans leurs vies. Jésus-Christ Lui-même est le même hier, aujourd'hui et pour toujours. Alors, si nous voulons que nos enfants marche avec et comme Jésus, soyons leur modèle en marchant nous-même comme Christ.


" Votre lumière doit briller devant tout le monde. Alors les autres verront le bien que vous faites. Ils pourront chanter la gloire de votre Père qui est dans les cieux ", Matthieu 5:16

Erreur n° 5 : Nous enlevons les conséquences


Je pense que tout parent a déjà vu son enfant avoir des problèmes parce qu'il a oublié de faire signer un mot important de la direction, de faire ses devoirs ou d'avoir oublié sa tenue de gym. Mais nous enlevons les conséquences en disant par exemple : "Tu as encore oublié ton sac de gym ? Je m'arrêterais à la maison et vais te le rapporter". Au lieu de dire : "Eh ben, tu resteras sur le banc pendant le cours et ça te servira de leçon ". Cet exemple illustre bien que cette façon de faire a un effet bénéfique sur le moment mais aura des conséquences dans le future. Car l'enfant une fois adulte, n'aura pas appris à assumer les conséquences de ses actes étant jeune. Tim Elmore explique que le problème est que nous élevons nos enfants sur le court-terme et non le long-terme. Or nous savons très bien que nos actions ont des conséquences, qu'elles soient bonnes ou mauvaises. Pour corriger cela, il nous encourage à établir moins de règles et plus d'équations c'est-à-dire faire comprendre à l'enfant que s'il fait telle chose, il y aura tel avantage et s'il fait tel autre chose, il y aura telle conséquence. Ensuite, laisser ces avantages et conséquences cheminer dans la vie de nos enfants pour qu'ils apprennent à vivre avec le résultat de leur décisions.


" Et vous, les parents, ne poussez pas vos enfants à la révolte. Mais pour les élever, corrigez-les et donnez-leur des conseils qui viennent du Seigneur ", Éphésiens 6:4

Erreur n° 6 : Nous mentons sur leur potentiel et n'explorons pas leur vrai potentiel


La société dans laquelle nous vivons est celle où tout tend vers l'exagération. Quand nous écrivons un message, nous utilisons constamment des émoticônes ne reflétant pas forcément nos pensées ou ce que nous ressentons réellement. Nous faisons exactement la même chose avec nos enfants comme quand par exemple, on s'émerveille de quelque chose qui ne demandait pas d'effort de leur part. Lorsque nous exagérons dans nos compliments ou dans nos mots, cela peut créer chez nos enfants, une image erronée qu'ils auront d'eux-mêmes avec le temps. Et ils grandiront en remettant en question notre jugement. Quand une mère répète constamment à sa fille qu'elle a une voix magnifique et qu'elle pourrait devenir la prochaine gagnante de The Voice Kids alors qu'en réalité elle chante comme une casserole, les gens le lui feront très vite comprendre. Cet enfant se demandera si ce que sa mère lui avait souvent dit n'était qu'illusion. Nous aimons tous nos enfants mais il est important d'être honnête sur ce qu'ils sont et sur ce qu'ils ont ou n'ont pas comme talents. Ils ne seront pas déçus une fois adultes parce qu'ils n'auront pas été bercés de fausses illusions sur leur vrai potentiel ou dons. Avez-vous déjà entendu parler de la Crise du quart de vie ? Il s'agit de ces jeunes adultes âgés de 25 ans, qui sombrent dans la dépression parce qu'ils n'ont pas eu le job parfait ou le partenaire de vie parfait, l'appartement ou la voiture de rêve selon eux. Tout cela parce qu'ils avaient de grandes attentes en quelque chose qui ne les correspondait peut-être pas. Pour corriger cela, aidons nos enfants avec l'aide du Saint-Esprit, à trouver quels sont leurs réels talents. Trouvons ensuite un moyen de les aider à s'affirmer dans le domaine de ces dons afin de les voir s'épanouir et grandir le plus sainement possible.


" Nous ne serons plus des bébés. Nous ne ressemblerons plus à un petit bateau poussé dans tous les sens par les vagues de la mer. Nous ne serons plus emportés de tous les côtés par le vent des idées fausses. Les gens ne nous tromperont plus avec leurs mensonges habiles. Mais en disant la vérité avec amour, nous grandirons en tout vers celui qui est la tête, le Christ ", Eph. 4:14-15

Erreur n° 7 : Nous ne laissons pas nos enfants se battre ou lutter


Il ne s'agit pas ici de se battre ou de lutter physiquement mais plutôt dans le sens de ne pas lâcher face aux difficultés, aux challenges voire aux opportunités qui se présentent à nos enfants. Nous savons tous que la vie peut être difficile et qu'elle demande de travailler dur face aux obstacles que nous pouvons rencontrer. Fournir des efforts produit de l'endurance. Mais il y a de nos jours, une vague qui consiste à donner tout ce que demande l'enfant, pour qu'il soit heureux. Pourtant, tout ce que nous souhaitons dans la vie ne s'obtient que par l'effort et la lutte. Et nos enfants devraient le comprendre maintenant avant d'atteindre l'âge adulte. Ne pas laisser nos enfants être un peu bousculer par certaines situations de la vie nous empêche à les préparer à ce qu'ils pourraient rencontrer dans leur vie d'adulte. J'ai par moi-même délibérément laisser mon fils dans une activité ou il était face à l'adversité. D'autres parents ont fait le choix de retirer leur enfant mais moi non parce que c'était déjà un petit aperçu de ce qui l'attend une fois adulte. Et je lui faisait suffisamment confiance pour savoir qu'il y arriverait même si ce n'était pas facile. Il n'a pas baissé les bras et il y est encore aujourd'hui. Ce qui me conforte dans mon choix de l'avoir laisser continuer même si mon cœur de mère en a souffert. Donc lorsque notre enfant fait face à des difficultés, ne le retirons pas tout de suite mais au contraire, parlons-en avec lui, pleurons mais aussi prions avec lui et observons-le grandir et devenir résilient pendant tout le processus.


" Oui, nos souffrances actuelles sont légères et durent peu de temps, mais elles nous préparent une gloire extraordinaire. Cette gloire dure toujours et elle est beaucoup plus grande que nos souffrances", 2 Cor. 4:17

Erreur n° 8 : Nous leur donnant ce qu'ils devraient mériter et gagner


Comme je l'ai mentionné, nous vivons dans une société où la tendance est de donner absolument tout ce que notre enfant demande pour qu'il soit heureux mais en faisant cela, nous sabotant sa maturation. On produit sans le vouloir une génération de jeunes adultes mais qui restent encore enfants ou ados parce qu'ils auront toujours tout reçus. Un jour, j'ai assisté à une compétition de gym. Ma fille n'y participait pas mais y donner une représentation de danse mais j'étais surprise de voir qu'à la fin, même les perdantes avaient reçu un cadeau. C'est peut-être une façon de contenter tout le monde et de remercier certaines d'y avoir participé. Mais le message que cela envoie chez l'enfant est que quoi qu'il arrive, il recevra quelque chose au lieu que cela génère en lui l'envie de se battre, de compter parmi les meilleurs et par ses efforts, de gagner la médaille d'or, le trophée ou la récompense. Donner une nouvelle console de jeux à un enfant qui ramène de très mauvaises notes, le prépare-t-il pour l'avenir ? Une fois adulte, recevra-t-il une promotion par le simple fait qu'il se présente à l'heure au bureau ou par le fait de ses efforts et de sa productivité ? Donner à son enfant ce qu'il devrait gagner revient à lui ôter le privilège de travailler dur et d'attendre le résultat de son acharnement. Enseignons donc à nos enfants, l'art du travail, de la patience et de l'attente. Ce sont là des outils essentiels qui les aideront à se débrouiller et à répondre à leurs propres besoins dans la vie.


" Le paresseux a des désirs, mais il n’arrive à rien. Au contraire, ceux qui travaillent dur obtiennent tout ce qu’ils veulent ", Prov. 13:4

Erreur n° 9 : Nous tarissons d'éloges les mauvaises choses


Nous aimons nos enfants mais encore une fois, de nos jours, la tendance est de les couvrir de mots élogieux au lieu de les exhorter, de les instruire et de les réconforter quand il le faut. Se limiter à dire à son enfant qu'il est intelligent ou beau, c'est le limiter à fournir des efforts et le pousse à se reposer sur ses lauriers voire à devenir prétentieux. Mais rajouter qu'il peut mieux faire et qu'il peut y arriver, résonnera différemment en lui car cela prendra un tout autre sens et l'encouragera à se donner les moyens d'essayer et d'y arriver. Pour corriger cela, Tim Elmore nous encourage à affirmer aux enfants des variables qu'ils peuvent contrôler comme l'honnêteté ou des stratégies comme pour résoudre un exercice compliqué en math par exemple. Au lieu de se limiter à leur dire qu'ils sont intelligents ou beaux car ce sont des affirmations variables et hors de leur contrôle étant donné qu'ils sont relatifs.


" Les difficultés découragent, mais une bonne parole remplit de joie ", Prov. 12:25


Erreur n° 10 : Nous apprécions éliminer la douleur


J'aime beaucoup l'exemple que donne Tim Elmore dans une de ses vidéos en parlant de cette erreur. Une aigle créée toujours un nid d'environ 2 mètres de large pour ses aiglons et pour leur confort, elle s'arrache même ses propres plumes afin d'y recouvrir le nid et le rendre douillet. Au fur et à mesure, elle retire les plumes dans le but de pousser ses petits hors du nid pour qu'ils apprennent à voler de leurs propres ailes. Car elle sait bien que s'ils s'habituent à ce confort, ils ne partiront jamais. Par contre, elle n'est jamais loin, prête à les attraper s'il arrivait que l'un d'eux ne tombe. Encore une fois, aucun parent n'aimerait voir son enfant souffrir. Mais si nous considérons les choses sur le long-terme et non le court-terme, nous nous rendrons compte que la souffrance fait naturellement partie du processus de croissance et de maturation et que c'est essentiel pour mieux grandir tant physiquement, émotionnellement que spirituellement. Mais aujourd'hui nous sommes en guerre ouverte contre toute forme de douleur et la société nous le rend bien avec tous ces anti-douleurs ou anti-inflammatoires. Je me pose souvent la question à savoir comment faisaient nos grands-mères quand elles avaient leurs règles douloureuses ou une migraine. Nous trouvons toujours un moyen de médicamenter ou de soulager les bobos de la vie de nos enfants mais en ôtant la souffrance, nous leur ôtant leur capacité à faire face aux épreuves de la vie. Pour corriger cette erreur, nous devons laisser parfois la douleur faire son chemin dans leur vie, en plus de prendre soin d'eux et de les élever, pour les aider à mûrir.


" Mes frères et mes sœurs chrétiens, quand vous rencontrez des difficultés de toutes sortes, soyez très heureux. Vous le savez, si votre foi reste solide dans les difficultés, celles-ci vous rendent plus résistants. Il faut que vous résistiez jusqu’au bout, alors vous serez vraiment parfaits et vous ne manquerez de rien." Jacques 1:2-4

Erreur n° 11 : Nous le faisons pour eux


J'ai grandi à Kinshasa et il y avait toujours quelqu'un pour faire mon lit, ranger ma chambre, faire ma lessive, la cuisine et j'en passe. Le problème est que lorsque j'ai atteint mes 18 ans, j'ai dû partir seule en Afrique du Sud pour mes études, sans mes parents à mes côtés et j'étais complétement perdue. J'étais complétement pétrifiée par l'inconnu : un nouveau pays et surtout une langue que je ne maîtrisais pas du tout. Je ne connaissais que la famille qui m'hébergeait et personne d'autre. Je me souviens que ça m'avait pris presque deux mois avant de prendre courage et de sortir de l'appartement pour ensuite me rendre compte qu'il n'y avait pas de quoi fouetter un chat et que mes peurs n'étaient pas fondées. La raison est que je n'avais pas été préparé à cela. Nous élevons nos enfants mais un jour, il partiront de la maison. Mes parents pensaient certainement bien faire en offrant une vie facile et sans effort mais cela m'a rendu un mauvais service une fois adulte parce que j'étais incapable de me débrouiller seule. Si nous faisons tout à la place de nos enfants, apprendront-ils quelque chose ? Non car en devenant adulte, ils prendront tout pour acquis et penseront que tout leur est dû. Pour corriger cela, encourageant nos enfants à faire les choses seuls tout en les guidant et en les accompagnant. Soyons leur coach !


" Prenons soin les uns des autres pour nous encourager à aimer et à faire le bien." Héb. 10:24


Erreur n° 12 : Nous préparons le chemin pour l'enfant au lieu de préparer l'enfant pour le chemin


Avant d'aller plus loin, revoyons ensemble les erreurs citées précédemment :

  • Erreur n°1 : Nous ne laissons pas nos enfants échouer ;

  • Erreur n°2: Nous projetons nos vies dans celle de nos enfants ;

  • Erreur n°3 : Nous privilégions le bonheur ;

  • Erreur n°4 : Nous sommes incohérents ;

  • Erreur n° 5 : Nous enlevons les conséquences ;

  • Erreur n° 6 : Nous mentons sur leur potentiel et n'explorons pas leur vrai potentiel ;

  • Erreur n° 7 : Nous ne laissons pas nos enfants se battre ou lutter ;

  • Erreur n° 8 : Nous leur donnant ce qu'ils devraient mériter et gagner ;

  • Erreur n° 9 : Nous tarissons d'éloges les mauvaises choses ;

  • Erreur n° 10 : Nous apprécions éliminer la douleur ;

  • Erreur n° 11 : Nous le faisons pour eux.

Vouloir la réussite de son enfant ne veut pas dire tout mettre en œuvre pour lui rendre la vie plus douce. Certains parents mettent tout en œuvre pour que leur enfant réussisse, en jouant de leur relation et parfois en donnant de leur personne pour lui faciliter la vie. Même si cela part d'une très bonne intention n'empêche que cela peut être très préjudiciable pour l'enfant. Je me souviens de l'histoire il y a plusieurs années, d'un médecin qui avait été arrêté à Kinshasa pour erreur médicale. Il s'est avéré que grâce à l'intervention de son père fortuné, il aurait obtenu son diplôme de médecin, provoquant ainsi la mort d'une jeune fille à cause d'un mauvais diagnostique. Faire les devoirs à leur place, demander à leur prof d'être clément pour une punition justifiée ou intervenir de quelque façon que ce soit ne les aidera pas, au contraire. Que se passera-t-il quand papa ou maman ne sera pas là lorsque l'enfant rencontrera des difficultés ? Pour corriger cela, nous devons préparer les enfants pour le chemin de vie pour que quand surviennent un obstacle, une difficulté, un échec, la maladie et les épreuves, ils soient fins prêts car nous les y aurons préparés. Aidons donc nos enfants à attendre, à persévérer pour les préparer au monde adulte.


" Donne à un enfant de bonnes habitudes dès ses premières années. Il les gardera même dans sa vieillesse ", Proverbes 22:6

Je conclurai en disant que nos enfants ne nous appartiennent pas et que nous parent, avons une mission. Celle d'accompagner nos enfants dans leur vie, en les couvant en premier lieu puis en les préparant pour l'avenir. Tout cela évidemment, avec l'aide du Saint-Esprit. Connaissez-vous ce film émouvant " A la recherche du bonheur " avec l'acteur Will Smith ? Je vous invite à le regarder si ce n'est pas le cas mais aussi à le revoir car il résume assez bien le fait que la vie n'est pas facile. Mais que par le travail, l'effort et la persévérance, on atteint son objectif et on réalise des exploits. Alors, apprenons cela à nos enfants afin de les préparer à devenir les meilleurs adultes de demain.

" Bien plus, nous sommes fiers parce que nous souffrons. Nous le savons : la souffrance rend patient, et quand quelqu’un est patient, il reste fidèle malgré les difficultés. Celui qui est fidèle garde l’espérance ", Rom. 5:3-4


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