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Rencontre avec soi-même ou la quête vers son identité? (Première partie)

  • Photo du rédacteur: LysJoy
    LysJoy
  • 11 août 2019
  • 6 min de lecture

Dernière mise à jour : 29 sept. 2019

Un jour, j’avais fait quelque chose dont je ne pouvais qu’être fière. C’est triste à dire mais aujourd’hui, je ne saurais pas vous dire pourquoi. Pour la première fois de ma vie, j’étais contente de moi. Et pourtant, j’étais incapable de me dire que je pouvais faire quelque chose de bien. Commença alors une lutte intérieure qui me bouleversa au plus au point et en quelques secondes, je me suis sentie vide, perdue et en insécurité. Comme si me complimenter revenait à me convaincre de quelque chose que je n’étais pas. J’ai alors compris que je traversais une crise identitaire et donc que je ne savais pas qui j’étais. Et pour cause, pendant des années, j’ai toujours pensé que je ne méritais rien de bon, que je n’étais personne et que j’étais destinée à souffrir. Je détestais mon image et j’étais rongée par la culpabilité, persuadée de ne pas être digne de l’Amour de Dieu. Et le fait de me retrouver maman solo de façon assez brutale, amplifiait davantage mon désarroi. En quoi se féliciter ou s’auto-congratuler de quelque chose de bien et de vraie, pouvait être mauvais ? J’en avais fait de belles choses et j’en ai eu de petites victoires qui m’ont permis de tenir la tête hors de l’eau. Alors pourquoi était-ce si dur de me l’admettre et de me le dire ? Je me suis donc lancée dans la quête de la vraie moi et vous pouvez me croire, ça n’a pas été évident. Car à chaque fois, Dieu mettait le doigt sur des choses que j’avais enfouies en moi dont je ne soupçonnais pas mais qui devaient refaire surface pour ma guérison personnelle. Mes multiples dépressions ont été des plus éprouvantes certes, mais ce sont des moments où Dieu me présentait une nouvelle personne, que j’apprenais à connaître, puis à apprécier peu à peu, pour finir par l’aimer. Et cette personne n’était autre que moi-même…


L’identité, c’est quoi ?


L’identité c’est ce qui permet de reconnaître une personne parmi toutes les autres. Elle nous détermine et nous caractérise. En d’autres termes, c’est ce que l’on est réellement. Nous sommes près de 7,7 milliards dans le monde et pourtant, chacun de nous a son propre ADN. Nous pouvons avoir des similitudes, des points communs mais chacun de nous est unique et je trouve cela fascinant. Pas vous ?

Trouver son identité, c'est comprendre qui on est. Comprendre qui on est, c'est s'aimer et s'accepter comme on est et ce, avec ses imperfections et ses défauts. S'aimer d'abord soi-même, c'est obéir à l'un des deux plus importants commandements de Dieu qui est : "Tu aimeras ton prochain comme toi-même". (Marc 12:31).


Généralement, l’idée que l’on se fait de nous-même, découle de nos expériences passées. Chaque maman solo a son histoire. Qu’elle soit divorcée, séparée ou veuve, elle se retrouve avec une profonde blessure en elle-même qui la pousse à se remettre en question au point de ne plus savoir qui elle est vraiment. Et si dans le passé, elle traversait déjà une crise identitaire, ces blessures peuvent la ronger un peu plus chaque jour et la tuer à petit feu. Nous vivons dans un monde où, notre identité nous est en quelque sorte imposée et n’est en rien celle que Dieu avait initialement prévu. Dans chacune des étapes de ma vie, j’ai eu à faire face à des situations qui m’ont brisées et qui m’ont poussées à croire que j’étais destinée à souffrir. Mais ça, c’était avant que Dieu me révèle Sa vision de moi et qu’Il me fasse comprendre que j’ai de la valeur à Ses yeux…


Les mots assassins ?


Le fait de ne pas être en mesure de penser du bien de moi me pesait énormément. J’ai même accepté de m’inscrire à une retraite spirituelle organisée par mon église et dont le thème portait sur la guérison intérieure et comment les blessures causées par notre passé, affectaient notre relation avec Dieu. Ce fût une vraie révélation !

Plusieurs raisons peuvent expliquer une perte d’identité comme le rejet ou l’abandon des personnes proches, les violences physiques ou verbales, les abus sexuels ou même les traditions. Ce qui est sûr, c’est que ces causes nous dictent une façon de vivre et de penser qui est souvent en contradiction avec nous-même ainsi qu’avec les valeurs prônées par Dieu. Elles nous poussent également à faire des choix qui ne peuvent que nous desservir et qui ne sont pas les nôtres. On se retrouve donc à vivre une vie imposée par les circonstances, la société et les autres et pas celle pensée par Dieu.


« Car je connais les projets que j'ai formés sur vous, dit l'Éternel, projets de paix et non de malheur, afin de vous donner un avenir et de l'espérance. », Jérémie 29:11

Ce qui a été le plus destructeur dans mon cas, ce sont les mots blessants que j'ai entendu toute ma vie. Je les appelle les « mots assassins ». Ces mots que l’on vous crache au visage comme du venin et qui ensuite, vous empoisonnent de l’intérieur. Ils vous collent à la peau comme des étiquettes jusqu’à s’approprier votre identité voire l’étouffer. A la fin, vous devenez ces mots alors qu’en réalité, ils définissent uniquement la perception qu’ont les gens de vous et non ce que vous êtes vraiment. Les mots assassins, on les a toutes entendu au moins une fois dans sa vie : Tu es nulle/une bonne à rien/bête/conne, tu ne feras jamais rien de ta vie, c’est toujours de ta faute, tu n’es pas assez jolie, aucun homme ne voudra de toi, tu es une mauvaise épouse/mère, etc.

J'ai été sujette aux critiques, aux moqueries et au rejet déjà très jeune. Donc ces mots, je les connaissais par cœur et avec le temps, je les ai faits miens. Et le fait d’être mère seule n’a pas lié certaines langues, oh que non ! C’est déjà pas évident d’être célibataire mais l’être tout en ayant des enfants, attisent encore plus les critiques des gens et ce, qu’ils soient proches, de la communauté ou même de l’église. C’est très difficile à vivre. Dans la majorité des cas, ces mots durs viennent des membres de la famille et plus précisément des parents qui, généralement ne se rendent pas compte de l’impact que peuvent avoir leurs paroles sur les enfants.


N’oublions pas que nous avons été créés à l’image de Dieu. Par conséquent, nous avons hérité de Son pouvoir de la parole. Ce qui veut dire que nous avons la capacité de donner la vie mais aussi la mort par nos mots (Proverbes 18:21). Je ne doute pas que nos parents nous aiment à leur manière et qu’ils ne peuvent que donner ce qu’ils ont reçu. Mais si ce qu’ils ont pu dire, nous a blessé un tant soit peu, nous pouvons choisir de ne pas le reproduire sur nos enfants et proclamer des paroles de bénédictions sur leur vie. En tant que mère seule, on est très souvent exténué et dépassé par les événements. Entre l'éducation et/ou les éventuelles activités des enfants, le boulot, la gestion de la maison et les problèmes financiers, on ne sait pas toujours où donner de la tête et la charge mentale n'est jamais très loin. Certaines mamans n’arrivent pas à faire la part des choses surtout quand elles voient la ressemblance de leur enfant avec leur papa. Les mots peuvent vite dépasser les pensées mais de grâce, épargnons nos enfants et n’ayons pas des paroles blessantes à leur égard. Évitons de leur transmettre nos frustrations car ils ne sont en rien responsables de ce qui nous arrive et subissent la situation autant que nous. Notre rôle est de leur donner de l’amour et de les aider à trouver leur identité en Christ, pour qu’ils demeurent dans Son plan parfait pour eux. Et ce ne sera possible que si nous acceptons notre vie comme elle est, que nous apprenons à nous aimer nous-même et que nous impliquons Dieu dans chacune de nos décisions.


Si vous avez eu des paroles malheureuses envers vos enfants, prenez le temps d’en parler avec eux et excusez-vous. Vous avez bien entendu, demandez-leur pardon parce que vous les avez offensés. Si vous leur enseignez à s’excuser quand ils blessent quelqu’un, vous devez leur montrer l'exemple car les enfants imitent les parents. Repentez-vous ensuite auprès de Dieu parce que ces mots peuvent emmener des blocages dans leur vie mais aussi dans la vôtre. Ma hantise a toujours été de ne pas reproduire les erreurs de mes parents sur mes enfants. C’est pourquoi je prie constamment pour que Dieu m’aide à être la mère que méritent mes enfants. Demandez donc à Dieu de vous apprendre à parler le langage d’amour de vos enfants et à les voir comme Lui les voit. Dieu entend, Dieu exauce. Vous verrez qu’avec le temps, vous ne regarderez plus vos enfants de la même manière…


« Avec la langue, nous bénissons le Seigneur notre Père, et par elle nous maudissons les hommes faits à l'image de Dieu. Bénédiction et malédiction sortent de la même bouche ! Mes frères et sœurs, cela ne va pas ! », Jacques 3:10


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